HelderResponsable CVC
Chez asap.work depuis
Avril 2024
Entre rêves de Formule 1 et maîtrise du génie climatique, Elder a gravi tous les échelons du bâtiment, porté par le goût du défi et la transmission.

J'ai été papa à 19 ans : ça m'a poussé à vouloir évoluer et à faire mes preuves.
D'origine portugaise, Elder se voyait pilote de course. C'est finalement dans les réseaux de ventilation qu'il a trouvé son adrénaline. De ses débuts à 14 ans à la gestion de chantiers d'État, il nous livre un témoignage inspirant sur la force de la volonté.
Elder commence le bâtiment très jeune, à 14 ans. Sous l'aile d'un premier patron pédagogue qui lui apprend tout, il découvre le métier de la gaine de ventilation. Devenu père à 19 ans, il décide de ne pas rester manœuvre et gravit les échelons quatre à quatre : à 21 ans, il est déjà chef d'équipe. Aujourd'hui responsable CVC, il gère la complexité des délais fournisseurs et la rigueur de la sécurité, tout en gardant une fierté immense pour son travail. Ses plus belles victoires ? Avoir climatisé le Sénat ou le Ministère de l'Intérieur, et pouvoir dire à ses enfants en passant devant : « C'est papa qui l'a fait.

Le plus dur, c'est de faire comprendre aux ouvriers que la sécurité n'est pas un frein, mais une nécessité.
Son regard sur l’avenir du métier et la place des jeunes dans le secteur
Sa fierté de travailler sur des projets qui façonnent le quotidien des Franciliens
Les défis techniques auxquels il a été confronté.
Dans cette interview, Helder revient sur :
- Ses débuts précoces à 14 ans, délaissant son rêve initial de pilote de Formule 1 pour apprendre les métiers du génie climatique sur le terrain tout en poursuivant ses études le soir.
- Son rôle de jeune père à 19 ans, un véritable déclic personnel qui l'a poussé à vouloir évoluer rapidement pour faire ses preuves, le menant au poste de chef d'équipe dès ses 21 ans.
- La fierté de ses réalisations sur des chantiers d'exception tels que le Sénat ou le Ministère de l’Intérieur, des projets emblématiques qu'il est fier de montrer aujourd'hui à ses enfants.
- L'importance de la pédagogie et du mentorat, marqué par l'influence positive de son premier patron, ainsi que son exigence quotidienne concernant la sécurité, qu'il place au-dessus de la productivité immédiate.
Au-delà de son parcours, Elder livre un témoignage inspirant sur la méritocratie dans le BTP, prouvant que la volonté de progresser et le respect des équipes sont les véritables fondations d'une carrière réussie.

Steve : Bonjour Elder.
Helder : Bonjour.
Steve : Merci de prendre le temps aujourd'hui. D'après ce que je comprends, tu es responsable CVC depuis de nombreuses années. Qui es-tu et d'où viens-tu ?
Helder : Alors, je suis d'origine portugaise. J'ai commencé le bâtiment à mes 14 ans. Ce n'était pas du tout ce que je voulais faire, je voulais être pilote de Formule 1 dans l'automobile. Mais je me suis mis dans le bâtiment tout en étudiant le soir pour avoir mon CAP-BEP mécanicien auto. Je suis resté dans la clim et j'ai évolué.
Steve : Il faut monter les étapes pour être responsable ?
Helder : J'ai commencé au Fort de Vincennes pour la Gendarmerie Nationale, dans la pose de gaines de ventilation. À 21 ans, je suis passé chef d'équipe.
Steve : Quelqu'un t'a poussé à monter en compétence ?
Helder : C’est moi qui l’ai voulu. J’ai été papa à 19 ans, ça a fait en sorte que je voulais évoluer. C'est un très beau métier, je pense faire ça jusqu'à la fin de ma vie. J'en parle souvent à mes enfants quand on passe devant des centres commerciaux ou des chantiers que j'ai faits. Ils sont fiers de voir ce que papa a fait en vrai.
Steve : C’est quoi le plus dur dans ton métier ?
Helder : Le travail à l’extérieur et surtout le niveau sécurité. Ça empêche parfois de travailler vite sur le terrain et ça énerve beaucoup les ouvriers, mais on est obligé. Et puis il y a les galères vis-à-vis des fournisseurs, les retards de livraison qui créent un stress énorme avec le client.
Steve : Tu as un modèle qui t'a marqué ?
Helder : Mon premier patron, à 14 ans. Il a pris le temps de bien m'apprendre, avec patience et pédagogie. Il ne criait pas sur les gens.
Steve : Tu as fait des gros chantiers ?
Helder : Le Sénat, l'Hôpital Poissy, le Ministère de l'Intérieur. Le plus marquant, c’est le Sénat. On se retrouve dans la "grande cour" qu'on ne voit qu'à la télé.
Steve : Et là actuellement, tu es en mission ?
Helder : Oui, au Fort d’Issy avec d’asap.work.


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