InèsResponsable technique
Chez asap.work depuis
Novembre 2025
« De l'économie de la construction à la responsabilité technique sur le terrain, Inès s'est forgée une expertise solide en conjuguant rigueur technique, maîtrise des litiges et passion pour la vie de chantier. »

« Quand on connaît son métier et qu'on a confiance en soi, il n'y a aucune raison d'aller au conflit pour s'imposer. »
Originaire d'Île-de-France et âgée de 27 ans, Inès s'est dirigée vers le bâtiment un peu par hasard. Après avoir voulu faire des études dans le dessin, elle s'oriente vers un Bac Pro Étude et Économie de la Construction. Elle y découvre la polyvalence des métiers du BT.
Au fil de son parcours en alternance et en entreprise, Inès explore une grande variété de rôles : chargée d'affaires en PME, responsable de secteur chez un bailleur social, responsable de la relation client, puis développeuse foncière. Grâce à asap.work, elle fait ses débuts en tant que responsable technique en intérim avant de rapidement décrocher un CDI. Au quotidien, elle gère les sujets assurantiels, solde les décomptes généraux définitifs (DGD), règle les litiges avec les entreprises et assure le suivi rigoureux des opérations.

« Beaucoup ont des a priori sur la place des femmes dans le BTP, mais la réalité du terrain est bien plus positive. La clé, c'est d'avoir confiance en sa maîtrise technique et de garder une relation fluide et directe avec les équipes. »
Son regard sur l’avenir du métier et la place des jeunes dans le secteur
Sa fierté de travailler sur des projets qui façonnent le quotidien des Franciliens
Les défis techniques auxquels il a été confronté.
Son parcours et ses premiers pas dans le BTP
Dans cette interview, Inès revient sur :
- Son parcours d'études spécialisé, du Bac Pro au Master en passant par le BTS Économie de la Construction au CFA Saint-Lambert.
- La diversité de ses métiers en alternance, de la gestion de patrimoine immobilier au développement foncier et à la promotion.
- La gestion concrète des litiges techniques, la clôture des dossiers assurantiels et le règlement des DGD avec les entreprises de bâtiment.
- Son expérience de transition professionnelle, qui a débuté par une mission en intérim via asap.work débouchant sur un CDI.

Steve : Bonjour Inès.
Inès : Bonjour !
Steve : Merci de prendre le temps aujourd'hui pour raconter ton parcours, ton histoire. C'est l'histoire d'une femme qui travaille dans le BTP, et c'est très important pour moi de mettre cela en avant. Dans un premier temps, parlons un peu de ton enfance, de ton âge et d'où tu viens. J'ai aussi entendu dire que tu avais un diplôme d'économiste de la construction, et c'est un sujet qui m'intéresse énormément.
Inès : J'ai 27 ans, bientôt 28 en avril. De base, j'ai fait un Bac Pro Étude et Économie de la Construction.
Inès : L'histoire de mes débuts est assez drôle. En sortant du collège, je n'avais pas de très bonnes notes mais je voulais absolument faire quelque chose dans le dessin.
Steve : Tu as postulé dans plusieurs lycées ?
Inès : J'ai demandé quatre lycées artistiques et ils m'ont tous refusée ! À la base, je voulais être graphiste et dessiner pour des jeux vidéo, c'était mon objectif. Finalement, ce refus était un mal pour un bien. J'ai suivi une amie qui allait en économie de la construction. En Bac Pro, la première année permet de choisir entre économie de la construction et assistant d'architecte. Au bout d'un an, je préférais l'économie de la construction car cela ouvrait beaucoup plus d'opportunités dans le bâtiment. J'ai adoré et j'ai continué.
Steve : Tu as passé ton diplôme à Paris ?
Inès : Oui, au lycée Hector Guimard dans le 19e arrondissement.
Inès : Après cela, j'ai fait un BTS Étude et Économie de la Construction. C'est la suite logique du Bac Pro, en plus poussé. J'ai commencé au lycée Ecotec à Cergy, puis j'ai poursuivi au CFA Saint-Lambert dans le 14e arrondissement de Paris, qui est très réputé dans ce domaine. Je l'ai fait en alternance dans une entreprise familiale du 95.
Inès : Dans une petite structure, c'est super parce qu'on touche à tout. J'y étais chargée d'affaires : je m'occupais des métrés et de la relation commerciale avec les mairies. Cela représentait une grosse charge de travail pour un début, mais cela m'a énormément forgée.
Steve : Dans ton parcours scolaire en économie de la construction, il y avait beaucoup de femmes ?
Inès : Pas du tout ! Au début, nous étions trois filles pour une vingtaine d'élèves. Dans l'ensemble du lycée, il y avait très peu de filles car il y avait aussi les sections du CFA (plomberie, charpente, etc.). Mais au fur et à mesure que j'avançais dans les études supérieures, il y en avait un peu plus.
Steve : Après tes études, tu t'es lancée tout de suite sur le marché du travail ?
Inès : Après mes alternances et mes différents diplômes, j'étais ouverte aux opportunités. J'avais touché à la fois au bâtiment, à la promotion, à l'immobilier et à la gestion. J'ai eu une opportunité grâce à asap.work pour commencer en intérim. C'était parfait pour mettre un pied dans la promotion immobilière en tant que salariée.
Steve : Tu es restée combien de temps ?
Inès : Je suis restée environ 1 an en intérim, puis 1 an et demi en CDI.
Steve : Quelles étaient tes missions au quotidien ?
Inès : Au départ, comme intérimaire, j'étais là en soutien aux équipes techniques pour solder les opérations et gérer de gros sujets assurantiels. Comme cela se passait très bien, on m'a confié plus de responsabilités : je soldais les décomptes généraux définitifs (DGD), je rencontrais les entreprises et je réglais les litiges sur le terrain.
Steve : Tu as une anecdote à nous partager sur la gestion de ces dossiers ?
Inès : Quand on recontacte des entreprises après plusieurs années pour solder un DGD, l'accueil au téléphone est parfois tendu ! Mais être une femme dans le bâtiment peut être un avantage : en face à face, avec le sourire et une démarche constructive, le dialogue passe beaucoup plus facilement qu'au téléphone.
Steve : Quels sont les autres métiers que tu as exercés durant tes études ?
Inès : Durant ma Licence en gestion immobilière, j'étais responsable de secteur chez un bailleur social. Je gérais les travaux sur le patrimoine, les remises en état et le management des gardiens. Pendant mon Master 1 en promotion immobilière et urbanisme, j'ai travaillé comme responsable relation client chez un promoteur : j'accompagnais les acquéreurs de la signature jusqu'à la livraison et au SAV. Ensuite, j'ai voulu découvrir l'amont de la filière et j'ai fait du développement foncier pour rechercher des terrains et étudier leur faisabilité.
Steve : Quelle posture faut-il adopter quand on est une femme face aux acteurs du BTP ?
Inès : Il y a beaucoup d'a priori, mais d'expérience, tout se passe très bien. Je n'ai jamais eu besoin de jouer les personnes autoritaires ou sévères. Au contraire, en faire trop peut amener au conflit.
Steve : Quel conseil donnerais-tu à une jeune femme qui souhaite se lancer dans le BTP ?
Inès : Rester soi-même et avoir confiance en soi. Quand tu maîtrises ton sujet et que tu sais de quoi tu parles, tu n'as aucune raison d'être stressée ou de surjouer. La compétence et l'authenticité font tout.
Steve : Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?
Inès : La continuité ! J'adore le chantier : c'est une véritable fourmilière où se croisent les entreprises, la maîtrise d'œuvre, les architectes. L'ambiance y est formidable, donc mon avenir sera toujours en lien direct avec le terrain.
Steve : Bravo pour ton parcours Inès, merci d'être venue partager ton histoire !
Inès : Merci beaucoup à toi Steve, à bientôt !


