FAQ
Puis-je démissionner d'une mission d'intérim sans motif particulier ?
En théorie, un contrat de mission est un engagement à durée déterminée qui doit aller jusqu'à son terme. Contrairement à un CDI, vous ne pouvez pas démissionner "simplement" par envie, sauf pendant la période d'essai. En dehors de cette période, la loi n'autorise la rupture anticipée que pour trois raisons précises : l'embauche en CDI, la faute grave de l'employeur ou un cas de force majeure.
Quel est le délai de préavis à respecter en cas de démission pour un CDI ?
C'est le motif de rupture le plus fréquent. Le préavis est calculé à raison d'un jour par semaine de contrat (durée totale du contrat, renouvellements inclus). Ce délai est toutefois plafonné à 2 semaines maximum. Il est crucial de notifier votre agence le plus tôt possible pour qu'elle puisse s'organiser avec l'entreprise utilisatrice.
Est-ce que je perds mes IFM si je démissionne ?
Oui. C'est la conséquence la plus lourde financièrement. En cas de démission à l'initiative de l'intérimaire (hors faute grave de l'entreprise), l'Indemnité de Fin de Mission (IFM) de 10 % n'est pas due. En revanche, vous conservez votre droit au versement de vos indemnités de congés payés accumulées depuis le début de votre travail.
Dois-je obligatoirement envoyer une lettre recommandée ?
Même si un appel à votre consultant est la première étape par respect professionnel, la formalisation écrite est indispensable pour protéger vos intérêts. Une lettre remise en main propre contre décharge ou un mail avec accusé de réception permet de fixer officiellement le point de départ de votre préavis et la date de fin de votre contrat.
Que se passe-t-il si je quitte ma mission du jour au lendemain sans lettre ?
Cela est considéré comme un abandon de poste. Outre la perte de vos IFM, cela nuit gravement à votre réputation auprès des agences. De plus, l'employeur pourrait théoriquement vous réclamer des dommages et intérêts si votre départ soudain cause un préjudice financier important à l'entreprise cliente.
Puis-je toucher le chômage après avoir arrêté ma mission ?
La démission est considérée comme une "privation volontaire d'emploi". Par conséquent, elle n'ouvre pas droit aux allocations chômage (ARE) auprès de France Travail, sauf si la rupture est jugée légitime (mariage entraînant un déménagement, non-paiement du salaire, etc.).